Presse

Le Monde

Note de fin pour la manufacture de pianos Pleyel

Le Monde.fr avec AFP | 12.11.2013 à 13h28 • Mis à jour le 13.11.2013 à 08h15

La manufacture de pianos Pleyel, dernière à fabriquer des pianos en France, devrait prochainement fermer ses portes. “Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis, a annoncé mardi 12 novembre la Confédération française des métiers d’art (CFMA).

Un responsable de cet ancien fleuron de l’industrie musicale française a confirmé la fermeture prochaine des ateliers, dont l’activité s’était considérablement réduite ces dernières années. “Le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année. Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère, à se retrouver sur le carreau”, a dénoncé ce salarié, qui a souhaité rester anonyme.

“PLAN SOCIAL DE GRANDE AMPLEUR DANS LE SECTEUR DES MÉTIERS D’ART”

Le plus ancien fabricant de pianos encore en activité dans le monde, fondé en 1807 par le compositeur Ignace Pleyel (1757-1831), avait déjà cessé en 2007 sa production à Alès, jugée non rentable face à la concurrence étrangère, notamment chinoise et coréenne.

La marque avait ainsi décidé de se recentrer sur le haut de gamme, réduisant sa production annuelle de 1 700 pianos en 2000 à une vingtaine aujourd’hui.

“Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’œuvre dans le secteur des métiers d’art. Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent”, regrette le CFMA.

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label “Entreprise du patrimoine vivant”, attribué par l’Etat afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. La construction d’un piano Pleyel nécessite 5 000 pièces, entre 500 et 1 500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), indique le constructeur sur son site.

Boursorama

Pleyel, dernier fabricant français de pianos, va fermer à Saint-Denis:

Pleyel, dernier fabricant français de pianos, va fermer à Saint-Denis

C’est la fin d’une épopée artisanale et artistique étalée sur deux siècles. La manufacture de pianos Pleyel, dernière à fabriquer des pianos en France, devrait fermer ses portes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) «d’ici à la fin de l’année». «Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis», a annoncé la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué.

Un responsable de cet ancien fleuron de l’industrie musicale française a confirmé la fermeture prochaine des ateliers, dont l’activité s’était considérablement réduite ces dernières années. «Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année. Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère, à se retrouver sur le carreau», a dénoncé ce salarié, qui a souhaité rester anonyme.

Dans la soirée, l’entreprise Pleyel a confirmé la fermeture de l’atelier de production de Saint Denis, qui emploie 14 salariés, par le biais d’un communiqué, évoquant des «pertes récurrentes et un très faible niveau d’activité».

«Une première solution permettant d’assurer la poursuite d’une certaine partie de la production n’a pas aboutie. Compte tenu du niveau des stocks des produits finis, le maintien de l’activité commerciale est assuré. Des solutions alternatives seront recherchées», ajoute le communiqué.

Le fabricant était revenu à Saint-Denis en 2007

Le plus ancien fabriquant de pianos encore en activité dans le monde, fondé en 1807 par le compositeur Ignace Pleyel (1757-1831), avait déjà cessé en 2007 sa production à Alès, jugée non rentable face à la concurrence étrangère, notamment chinoise et coréenne. La marque avait ainsi décidé de se recentrer sur le haut de gamme en 2007, réduisant sa production annuelle de 1700 pianos en 2000 à une vingtaine aujourd’hui.

«Cette …

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Le Parisien

Pleyel, dernier fabricant français de pianos, va fermer à Saint-Denis

Publié le 12.11.2013, 13h25 | Mise à jour : 20h29

 

Archives. Saint-Denis, en 2008. Pleyel avait recentré son activité sur des pianos de luxe dans ses ateliers.   | LP/BUREAU Eric

 

C’est la fin d’une épopée artisanale et artistique étalée sur deux siècles. La manufacture de pianos Pleyel, dernière à fabriquer des pianos en France, devrait fermer ses portes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) «d’ici à la fin de l’année». «Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis», a annoncé la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué.

Un responsable de cet ancien fleuron de l’industrie musicale française a confirmé la fermeture prochaine des ateliers, dont l’activité s’était considérablement réduite ces dernières années. «Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année. Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère, à se retrouver sur le carreau», a dénoncé ce salarié, qui a souhaité rester anonyme.

Dans la soirée, l’entreprise Pleyel a confirmé la fermeture de l’atelier de production de Saint Denis, qui emploie 14 salariés, par le biais d’un communiqué, évoquant des «pertes récurrentes et un très faible niveau d’activité».
«Une première solution permettant d’assurer la poursuite d’une certaine partie de la production n’a pas aboutie. Compte tenu du niveau des stocks des produits finis, le maintien de l’activité commerciale est assuré. Des solutions alternatives seront recherchées», ajoute le communiqué.

Le fabricant était revenu à Saint-Denis en 2007

Le plus ancien fabriquant de pianos encore en activité dans le monde, fondé en 1807 par le compositeur Ignace Pleyel (1757-1831), avait déjà cessé en 2007 sa production à Alès, jugée non rentable face à la concurrence étrangère, notamment chinoise et coréenne. La marque avait ainsi décidé de se recentrer sur le haut de gamme en 2007, réduisant sa production annuelle de 1700 pianos en 2000 à une vingtaine aujourd’hui.

«Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’oeuvre dans le secteur des métiers d’art. Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent», regrette le CFMA. La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label «Entreprise du patrimoine vivant» (EPV), attribué par l’Etat afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. La construction d’un piano Pleyel nécessite 5000 pièces, entre 500 et 1500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), indique le constructeur sur son site.

 

 

Liberation

La manufacture de pianos Pleyel de Saint-Denis va fermer

AFP 12 novembre 2013 à 14:18

A la manufacture Pleyel de Saint-Denis, le 3 décembre 2010. (Photo François Guillot. AFP)

Les ateliers fermeront leurs portes d’ici la fin de l’année. En 2000, la marque fabriquait encore 1 700 instruments par an, contre une vingtaine aujourd’hui.

La manufacture de pianos Pleyel, dernière à fabriquer des pianos en France, devrait fermer ses portes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) «d’ici la fin de l’année», selon des sources concordantes. «Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis», a annoncé la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué.

Joint par l’AFP, un responsable de cet ancien fleuron de l’industrie musicale française a confirmé la fermeture prochaine des ateliers, dont l’activité s’était considérablement réduite ces dernières années. «Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année. Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère, à se retrouver sur le carreau», a dénoncé ce salarié, qui a souhaité rester anonyme.

Le plus ancien fabricant de pianos encore en activité dans le monde, fondé en 1807 par le compositeur Ignace Pleyel (1757-1831), avait déjà cessé en 2007 sa production à Alès, jugée non rentable face à la concurrence étrangère, notamment chinoise et coréenne. La marque avait ainsi décidé de se recentrer sur le haut de gamme, réduisant sa production annuelle de 1 700 pianos en 2000 à une vingtaine aujourd’hui.

«Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’œuvre dans le secteur des Métiers d’Art. Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent», regrette le CFMA.

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label «Entreprise du patrimoine vivant» (EPV), attribué par l’Etat afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. La construction d’un piano Pleyel nécessite 5 000 pièces, entre 500 et 1 500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), indique le constructeur sur son site.

 

Le Nouvel Observateur

La manufacture de pianos Pleyel va fermer ses portes

Publié le 12-11-2013 à 14h59

D’ici la fin de l’année, l’ancien fleuron de l’industrie musicale française va fermer des ateliers.

 

Piano Pleyel sorti de la manufacture de Saint-Denis, qui fermera ses portes d’ici la fin de l’année. (SIMON ISABELLE/SIPA)

La manufacture de pianos Pleyel, dernière à fabriquer des pianos en France, devrait fermer ses portes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) “d’ici la fin de l’année”, a-t-on appris mardi 12 novembre.

Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis”, a annoncé la Confédération française des métiers d’art (CFMA).

Un responsable de cet ancien fleuron de l’industrie musicale française a confirmé la fermeture prochaine des ateliers, dont l’activité s’était considérablement réduite ces dernières années. ”Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année. Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère, à se retrouver sur le carreau”, a dénoncé ce salarié, qui souhaite rester anonyme.

“14 personnes dans la même galère”

Le plus ancien fabricant de pianos encore en activité dans le monde, fondé en 1807 par le compositeur Ignace Pleyel (1757-1831), avait déjà cessé en 2007 sa production à Alès, jugée non rentable face à la concurrence étrangère, notamment chinoise et coréenne. La marque avait ainsi décidé de se recentrer sur le haut de gamme, réduisant sa production annuelle de 1.700 pianos en 2000 à une vingtaine aujourd’hui.

“Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’oeuvre dans le secteur des Métiers d’Art. Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent”, regrette le CFMA.

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label “Entreprise du patrimoine vivant” (EPV), attribué par l’Etat afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

La construction d’un piano Pleyel nécessite 5.000 pièces, entre 500 et 1.500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), indique le constructeur sur son site.

 

RTL

 

Pleyel va fermer son atelier de Saint-Denis

Un employé des pianos Pleyel dans la manufacture de Saint-Denis, en novembre 2013.

Crédit : AFP / FRANCOIS GUILLOT

Dernière usine à fabriquer des pianos en France, la manufacture Pleyel devrait fermer ses portes à Saint-Denis “d’ici la fin de l’année”.

“Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis“, a annoncé, ce mardi 12 novembre, la Confédération française des métiers d’art (CFMA). Joint par l’AFP, un responsable de cet ancien fleuron de l’industrie musicale française a confirmé la fermeture prochaine des ateliers, dont l’activité s’était considérablement réduite ces dernières années.

“Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année. Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère, à se retrouver sur le carreau”, a dénoncé ce salarié, qui a souhaité rester anonyme. Le plus ancien fabricant de pianos encore en activité dans le monde, fondé en 1807 par le compositeur Ignace Pleyel (1757-1831), avait déjà cessé en 2007 sa production à Alès, jugée non rentable face à la concurrence étrangère, notamment chinoise et coréenne.

20 métiers concernés

La marque avait ainsi décidé de se recentrer sur le haut de gamme, réduisant sa production annuelle de 1.700 pianos en 2000 à une vingtaine aujourd’hui. “Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’oeuvre dans le secteur des Métiers d’Art. Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent”, regrette le CFMA.

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label “Entreprise du patrimoine vivant” (EPV), attribué par l’État afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. La construction d’un piano Pleyel nécessite 5.000 pièces, entre 500 et 1.500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), indique le constructeur sur son site.

 

20 Minutes

Fin de partition pour les prestigieux pianos Pleyel

Chopin, Liszt, Debussy ou encore Saint-Saëns y ont joué leurs plus belles partitions: les prestigieux pianos Pleyel ne sortiront bientôt plus de la manufacture de Saint-Denis qui fermera ses portes en fin d’année, 200 ans après la création de la marque. Francois Guillot AFP

Mis à jour le 12.11.13 à 20h27

Chopin, Liszt, Debussy ou encore Saint-Saëns y ont joué leurs plus belles partitions: les prestigieux pianos Pleyel ne sortiront bientôt plus de la manufacture de Saint-Denis qui fermera ses portes en fin d’année, 200 ans après la création de la marque.

La société Pleyel, fondée en 1807, n’a pas pu résister à la concurrence venue de Chine et de Corée du Sud, en dépit d’un recentrage stratégique opéré en 2007 vers le piano haut de gamme.

«Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis», a indiqué la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué.

«Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année», a confirmé un responsable de l’entreprise, qui a souhaité rester anonyme. «Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère», a ajouté ce salarié, au sujet de ce plan de licenciement collectif dévoilé fin octobre par la direction.

Interrogée par l’AFP, la direction de Pleyel international n’a pas souhaité commenter cette cessation d’activité, se contentant de préciser qu’un communiqué de presse serait «diffusé d’ici la fin de semaine».

Haut de gamme

La manufacture Pleyel de Saint-Denis avait ouvert ses portes en 1865, dans un vaste atelier de 50.000 m2. En 1961, la production avait été délocalisée en Allemagne, puis rapatriée en France, à Alès (Gard), de 1996 à 2007.

Le groupe était revenu s’implanter à Saint-Denis, au nord de Paris, à l’occasion du bicentenaire de la marque. Le nouvel atelier, situé à un centaine de mètres du Stade de France, était tourné vers le luxe (pianos à queue, de designers, d’artistes, commandes spéciales…) et fabriquait également des meubles design.

Conséquence de ce repositionnement, lié à la concurrence féroce des fabricants asiatiques: la société ne produisait plus ces dernières années que deux pianos par mois, contre près de 140 au début des années 2000.

«Catastrophe pour l’école française du piano»

La disparition de ce fleuron musical français, qui a conçu et fabriqué durant deux siècles près de 250.000 pianos et acquis une réputation internationale, sonne le glas d’une longue tradition manufacturière française dans le domaine musical.

«Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’œuvre dans le secteur des métiers d’art», estime le CFMA. «Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent».

La présidente du Conservatoire international de musique de Paris, François Lévechin, a évoqué «une grande catastrophe pour l’école du piano français». «C’est impensable qu’on ne puisse pas la soutenir, qu’on ne puisse pas sauver cette maison très ancienne qui est une grande manufacture française et qui fait partie de l’histoire du piano», a-t-elle déploré.

Dans un communiqué, le président des pianos Klein, autre fabriquant historique de pianos en France, a lancé un appel pour «préserver le savoir-faire exceptionnel français dans la conception de pianos de qualité, facteur de rayonnement culturel essentiel pour la France à l’étranger».

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV), attribué par l’Etat afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

La construction d’un piano Pleyel nécessite 5.000 pièces, entre 500 et 1.500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), indique le constructeur sur son site.

Le nom des Pleyel est également lié à de nombreux lieux parisiens et de la petite couronne, comme la station de métro Carrefour Pleyel (ligne 13), la tour Pleyel (la plus haute de Seine-Saint-Denis avec 140 mètres) et la salle de concert Pleyel, située non loin de l’Elysée.

 

 Le Figaro

La manufacture de pianos Pleyel va fermer à Saint-Denis

Les ateliers de l’illustre fabricant annoncent l’arrêt de l’activité du site sur la commune de Seine-Saint-Denis.

«Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis». C’est ce qu’a annoncé la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué. En cause: son activité qui s’est considérablement réduite ces dernières années. La fermeture devrait avoir lieu avant la fin de l’année précise un salarié qui a souhaité rester anonyme. Selon lui, ils seraient «14 à se retrouver sur le carreau».

Une disparition «symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’œuvre dans le secteur des métiers d’art», selon le CFMA qui précise avec regret que «chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent.»

Le plus ancien fabricant de pianos encore en activité

Quelque 5000 pièces, entre 500 et 1500 heures de travail, 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), le travail de longue haleine que représente la construction d’un seul instrument a fait du fabricant de pianos Pleyel, le plus ancien encore en activité dans le monde. Fondé en 1807 par le compositeur Ignace Pleyel (1757-1831), sa production avait déjà cessée en 2007 à Alès à cause d’une production jugée non rentable face à la concurrence étrangère, notamment chinoise et coréenne. À la suite de cet arrêt, la marque avait décidé de miser en priorité sur le haut de gamme. Conséquence: sa production annuelle est passée de 1700 pianos, en 2000, à seulement une vingtaine, aujourd’hui.

Une bien triste nouvelle pour la société Pleyel, qui a obtenu en 2008 le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV). Un label attribué par l’État dans le but de dinstinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

 

Les Echos

 

Les pianos Pleyel plaquent leur dernier accord

| 12/11 | 14:03 | mis à jour à 19:16

La dernière manufacture à fabriquer des pianos en France a vu son activité se réduire considérablement ces dernières années. Située à Saint-Denis, elle devrait fermer ses portes d’ici à fin décembre.

La manufacture de piano Pleyel, la plus ancienne encore en activité dans le monde depuis sa création par le compositeur Ignace Pleyel en 1809, fermera définitivement ses portes en fin d’année. – Reuters

Coïncidence. Alors que la prestigieuse salle Pleyel s’apprête à céder la place à la nouvelle Philarmonie de la Cité de la Musique et n’accueillera plus désormais que des concerts de jazz et de variété, la manufacture de pianos vit, elle, ses derniers jours. L’atelier de Seine Saint-Denis où ne travaillait plus qu’une quinzaine d’artisans, fermera définitivement ses portes d’ici à la fin de l’année a confirmé ce mardi à l’Agence France presse, la Confédération Française des métiers d’art.

Il y a un an son propriétaire, Hubert Martigny, le co-fondateur du groupe d’ingénierie Altran, à l’origine de la renaissance de la salle de concert, s’était dit en quête d’un repreneur pour la manufacture de pianos. La plus ancienne encore en activité dans le monde depuis sa création par le compositeur Ignace Pleyel en 1809.

 

Une histoire émaillée de drames

Loin d’avoir été un long fleuve tranquille, son histoire est émaillée de drames (guerres mondiales) et d’accidents (incendies) jusqu’aux années 1960 où vont commencer à se faire sentir les effets redoutables de la concurrence asiatique. Repris par Gaveau (comme Erard) Pleyel établira même un temps ses pénates à Alès grâce aux subventions de Charbonnages de France ! Après un intermède italien, la manufacture retrouve la région parisienne en 1998 avec Hubert Martigny qui la repositionne sur le haut de gamme et relance même la production de pianos à queue. Cette renaissance ne convaincra jamais toutefois pas les concertistes de changer de clavier et d’abandonner les touches de son grand rival américain Steinway.

Pour survivre, Pleyel se lance alors dans le sur-mesure et renoue avec la haute facture instrumentale. La marque fait travailler des designers de renom, Andrée Putman, Hilton Mc Connico, Marco Del Rey qui signent des pièces d’exception destinées à des amateurs fortunés qui n’hésitent pas à mettre sur la table des dizaines (voire centaines) de milliers d’euros. La maison renoue ainsi avec la grande tradition des arts décoratifs de l’entre-deux guerre. Elle cherche aussi à mettre son savoir d’ébéniste au service de grandes marques de luxe comme Hermès pour laquelle sera réalisé du mobilier de boutiques.

Situé à deux pas du stade de France, l’atelier combine artisanat d’art et technologie dernier cri avec une machine à commande numérique cinq axes qui permet de « ciseler » certaines pièces comme les « ceintures » des pianos. Les ventes ne suivent pas. Le chiffre d’affaires, qui ne dépasse pas 1,5 millions d’euros, ne laisse pas espérer de redressement. De Pleyel il ne restera finalement que le redouté carrefour routier auquel la manufacture avait donné son nom.

 

 

Challenges

Dépôt de bilan pour les pianos Pleyel

Publié le 12-11-2013 à 18h49

Par Challenges.fr

Les prestigieux pianos Pleyel ne sortiront bientôt plus de la manufacture de Saint-Denis, qui fermera ses portes en fin d’année, 200 ans après la création de la marque.

 

Piano Pleyel DR

Chopin, Liszt, Debussy ou encore Saint-Saëns y ont joué leurs plus belles partitions: les prestigieux pianos Pleyel ne sortiront bientôt plus de la manufacture de Saint-Denis, qui fermera ses portes en fin d’année, 200 ans après la création de la marque.

La société Pleyel, fondée en 1807, n’a pas pu résister à la concurrence venue de Chine et de Corée du Sud, en dépit d’un recentrage stratégique opéré en 2007 vers le piano haut de gamme.

“Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis”, a indiqué la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué.

“Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année”, a confirmé un responsable de l’entreprise, qui a souhaité rester anonyme. “Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère”, a ajouté ce salarié, au sujet de ce plan de licenciement collectif dévoilé fin octobre par la direction.

Interrogée par l’AFP, la direction de Pleyel international n’a pas souhaité commenter cette cessation d’activité, se contentant de préciser qu’un communiqué de presse serait “diffusé d’ici la fin de semaine”.

La manufacture Pleyel de Saint-Denis avait ouvert ses portes en 1865, dans un vaste atelier de 50.000 m2. En 1961, la production avait été délocalisée en Allemagne, puis rapatriée en France, à Alès (Gard), de 1996 à 2007.

Le groupe était revenu s’implanter à Saint-Denis, au nord de Paris, à l’occasion du bicentenaire de la marque. Le nouvel atelier, situé à un centaine de mètres du Stade de France, était tourné vers le luxe (pianos à queue, de designers, d’artistes, commandes spéciales…) et fabriquait également des meubles design.

Conséquence de ce repositionnement, lié à la concurrence féroce des fabriquants asiatiques: la société ne produisait plus ces dernières années que deux pianos par mois, contre près de 140 au début des années 2000.

“Catastrophe pour l’école française du piano”

La disparition de ce fleuron musical français, qui a conçu et fabriqué durant deux siècles près de 250.000 pianos et acquis une réputation internationale, sonne le glas d’une longue tradition manufacturière française dans le domaine musical.

“Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’oeuvre dans le secteur des métiers d’art”, estime le CFMA. “Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent”.

La présidente du Conservatoire international de musique de Paris, François Lévechin, a elle évoqué “une grande catastrophe pour l’école du piano français”.

“C’est impensable qu’on ne puisse pas la soutenir, qu’on ne puisse pas sauver cette maison très ancienne qui est une grande manufacture française et qui fait partie de l’histoire du piano”, a-t-elle déploré.

Dans un communiqué, le président des pianos Klein, autre fabriquant historique de pianos en France, a lancé un appel pour “préserver le savoir-faire exceptionnel français dans la conception de pianos de qualité, facteur de rayonnement culturel essentiel pour la France à l’étranger”.

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV), attribué par l’Etat afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

La construction d’un piano Pleyel nécessite 5.000 pièces, entre 500 et 1.500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), indique le constructeur sur son site.

Le nom des Pleyel est également lié à de nombreux lieux parisiens et de la petite couronne, comme la station de métro Carrefour Pleyel (ligne 13), la tour Pleyel (la plus haute de Seine-Saint-Denis avec 140 mètres) et la salle de concert Pleyel, située non loin de l’Elysée.

(Avec AFP)

 

 France Info

La manufacture de pianos Pleyel de Saint-Denis va fermer

le Mardi 12 Novembre 2013 à 14:10 mis à jour à 16:44


Pleyel a été fondé en 1807 © SIMON ISABELLE/SIPA

Le prestigieux fabriquant de pianos Pleyel va fermer son dernier atelier français “d’ici la fin de l’année“, a annoncé la Confédération française des métiers d’art (CFMA). La marque juge que la production n’est plus rentable face à la concurrence étrangère.

Les Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis“, a annoncé dans un communiqué la Confédération française des métiers d’art (CFMA). Une décision qui a été rendue publique dans “une indifférence quasi générale“, selon le CFMA. La fermeture a été confirmée, plus tard, par un responsable de la manufacture. Les Ateliers fermeront car l’activité s’est considérablement réduite ces dernières années.

Contacté par l’AFP, un des salariés a accepté de témoigner anonymement : “Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année. Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère, à se retrouver sur le carreau“. Selon Anne Midavaine, du CFMA, “La production va peut-être continuer mais plus à la manufacture“.

Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’œuvre dans le secteur des métiers d’art. Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent“, regrette le CFMA.

“La production va peut-être continuer mais plus à la manufacture” ( Anne Midavaine, du CFMA)

 

Plus qu’un fabriquant français

En 2007, la marque avait déjà cessé sa production à Alès, car elle était jugée non rentable face à la concurrence, notamment coréenne et chinoise. Elle s’était ensuite recentrée sur la haut de gamme et avait réduit sa production annuelle. De 1.700 pianos en l’an 2000, les Ateliers Pleyel n’en fabriquaient plus qu’une vingtaine aujourd’hui.

Sur son site, le constructeur explique que pour faire un seul piano, il faut 5.000 pièces, entre 500 et 1.500 heures de travail et 20 métiers différents : luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs etc… Le groupe a été fondé en 1807.

Pleyel avait obtenu en 2008 le label “Entreprise du patrimoine vivant”. Un label attribué par l’Etat afin de distinguer des entreprises “aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence”.

Désormais, il reste en France un seul fabriquant de pianos : Klein, fondé en 1791. Il est basé à Montreuil et emploie douze personnes. Six travaillent à la finition en Seine-Saint-Denis et six autres sont des artisans sous-traitants. L’année dernière, la marque Klein a produit 50 pianos en 2012 et 30 en 2013.

 

Anne Midavaine en direct de France Info


La Voix du Nord

 

Le piano de Chopin n’existe plus, la manufacture Pleyel va fermer ses portes à Saint-Denis (VIDEO)

Publié le 13/11/2013

Par La Voix du Nord

La manufacture de pianos Pleyel, dernière à fabriquer des pianos en France, devrait fermer ses portes d’ici à la fin de l’année. Cet ancien fleuron de l’industrie musicale s’était réorienter vers le luxe en ne produisant qu’une vingtaine de pianos par an.

Le piano Pleyel nécessite 5 000 pièces et entre 500 et 1 500 heures de travail.

La manufacture de pianos Pleyel, dernière à fabriquer des pianos en France, devrait fermer ses portes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) d’ici à la fin de l’année.

« Dans une indifférence quasi-générale, les prestigieux ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis », a annoncé la Confédération française des métiers d’art (CFMA).

Un responsable de cet ancien fleuron de l’industrie musicale française a confirmé la fermeture prochaine des ateliers, dont l’activité s’était considérablement réduite ces dernières années. « Le processus est en cours. Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère, à se retrouver sur le carreau », a dénoncé ce salarié.

Le plus ancien fabricant de pianos encore en activité dans le monde, fondé en 1807 par le compositeur Ignace Pleyel (1757-1831), avait déjà cessé en 2007 sa production à Alès, jugée non-rentable face à la concurrence étrangère, notamment chinoise et coréenne. La marque avait acquis un immense rayonnement en séduisant des artistes comme Frédéric Chopin, Camille Saint-Saëns, Maurice Ravel ou encore Igor Stravinsky.

Une vingtaine de pianos par an

La manufacture Pleyel de Saint-Denis avait ouvert ses portes en 1865, dans un vaste atelier de 50 000 m2. En 1961, la production avait été délocalisée en Allemagne, puis rapatriée en France, à Alès (Gard), de 1996 à 2007.

Le groupe était revenu s’implanter à Saint-Denis, au nord de Paris, à l’occasion du bicentenaire de la marque. Le nouvel atelier, situé à un centaine de mètres du Stade de France, était tourné vers le luxe (pianos à queue, de designers, d’artistes, commandes spéciales…) et fabriquait également des meubles design.

La marque avait décidé de se recentrer sur le haut de gamme, réduisant sa production annuelle de 1 700 pianos en 2000 à une vingtaine aujourd’hui.

« Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’œuvre dans le secteur des métiers d’art. Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent », regrette le CFMA.

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label « Entreprise du patrimoine vivant » (EPV), attribué par l’État afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

La construction d’un piano Pleyel nécessite 5 000 pièces, entre 500 et 1 500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…).

« Le plus viennois des pianos français »

Dans une interview au journal l’Humanité en 2010, Arnaud Marion, directeur artistique de la société décrivait le piano Pleyel comme, « le plus viennois des pianos français », rappelant qu’Ignace Pleyel était autrichien naturalisé français. Le directeur vantait les qualités de son produit, « avec un son rond, coloré, puissant dans les graves, scintillant dans les aigus, équilibré dans les médiums », face à la montée de production chinoise.

Ouest France

Pianos. Fin de partition pour les prestigieux pianos

France – 12 Novembre -

Un employé sur un piano Pleyel, en décembre 2010. | Photo AFP.

Fondés en 1806, les Ateliers Pleyel, dernière manufacture de pianos française, devraient fermer leur porte à la fin de l’année.

La Confédération française des métiers d’art (CFMA) annonce dans un communiqué de presse mis en ligne le 7 novembre sur son site internet que les Ateliers Pleyel vont fermer leur portes à la fin de l’année. Cette célèbre manufacture de pianos, fondée en 1806, subit une forte concurrence des marchés asiatiques. Déjà, en 2007, Pleyel avait dû fermer son site d’Alès et concentrer sa fabrication à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Employant 14 salariés, Pleyel produisait désormais une vingtaine de pianos par an.

Entreprise du patrimoine vivant

Cette fermeture a été confirmée au Monde par un salarié, sous couvert d’anonymat : « le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année ».Les Ateliers Pleyel avaient reçu le label « Entreprise du patrimoine vivant » en 2007. La CFMA regrette que « chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent ».

 Direct Matin

Fin de partition pour les prestigieux pianos Pleyel

 

Une employée travaille à l’assemblage d’un piano Pleyel, le 3 décembre 2010, dans les ateliers de Saint-Denis, près de Paris

[Francois Guillot / AFP/Archives]

Chopin, Liszt, Debussy ou encore Saint-Saëns y ont joué leurs plus belles partitions: les prestigieux pianos Pleyel ne sortiront bientôt plus de la manufacture de Saint-Denis qui fermera ses portes en fin d’année, 200 ans après la création de la marque.

La société Pleyel, fondée en 1807, n’a pas pu résister à la concurrence venue de Chine et de Corée du Sud, en dépit d’un recentrage stratégique opéré en 2007 vers le piano haut de gamme.

“Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis”, a indiqué la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué.

“Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année”, a confirmé un responsable de l’entreprise, qui a souhaité rester anonyme. “Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère”, a ajouté ce salarié, au sujet de ce plan de licenciement collectif dévoilé fin octobre par la direction.

Interrogée par l’AFP, la direction de Pleyel international n’a pas souhaité commenter cette cessation d’activité, se contentant de préciser qu’un communiqué de presse serait “diffusé d’ici la fin de semaine”.

Haut de gamme

La manufacture Pleyel de Saint-Denis avait ouvert ses portes en 1865, dans un vaste atelier de 50.000 m2. En 1961, la production avait été délocalisée en Allemagne, puis rapatriée en France, à Alès (Gard), de 1996 à 2007.

 

Le designer italien Michel de Lucchi pose le 3 décembre 2010 en face d’un piano qu’il a dessiné pour Pleyel

[Francois Guillot / AFP/Archives]

Le groupe était revenu s’implanter à Saint-Denis, au nord de Paris, à l’occasion du bicentenaire de la marque. Le nouvel atelier, situé à un centaine de mètres du Stade de France, était tourné vers le luxe (pianos à queue, de designers, d’artistes, commandes spéciales…) et fabriquait également des meubles design.

Conséquence de ce repositionnement, lié à la concurrence féroce des fabricants asiatiques: la société ne produisait plus ces dernières années que deux pianos par mois, contre près de 140 au début des années 2000.

“Catastrophe pour l’école française du piano”

La disparition de ce fleuron musical français, qui a conçu et fabriqué durant deux siècles près de 250.000 pianos et acquis une réputation internationale, sonne le glas d’une longue tradition manufacturière française dans le domaine musical.

“Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’œuvre dans le secteur des métiers d’art”, estime le CFMA. “Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l’ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent”.

La présidente du Conservatoire international de musique de Paris, François Lévechin, a évoqué “une grande catastrophe pour l’école du piano français”. “C’est impensable qu’on ne puisse pas la soutenir, qu’on ne puisse pas sauver cette maison très ancienne qui est une grande manufacture française et qui fait partie de l’histoire du piano”, a-t-elle déploré.

Dans un communiqué, le président des pianos Klein, autre fabriquant historique de pianos en France, a lancé un appel pour “préserver le savoir-faire exceptionnel français dans la conception de pianos de qualité, facteur de rayonnement culturel essentiel pour la France à l’étranger”.

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV), attribué par l’Etat afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

La construction d’un piano Pleyel nécessite 5.000 pièces, entre 500 et 1.500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), indique le constructeur sur son site.

Le nom des Pleyel est également lié à de nombreux lieux parisiens et de la petite couronne, comme la station de métro Carrefour Pleyel (ligne 13), la tour Pleyel (la plus haute de Seine-Saint-Denis avec 140 mètres) et la salle de concert Pleyel, située non loin de l’Elysée.

Auteur AFP

 

 Paris Normandie

La manufacture de pianos Pleyel va fermer ses portes à Saint-Denis avant la fin de l’année (sources concordantes)

Publié le 12/11/2013 à 13H46

PARIS, 12 nov 2013 (AFP) – La manufacture de pianos Pleyel, dernière à fabriquer des pianos en France, devrait fermer ses portes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) “d’ici la fin de l’année”, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
“Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux Ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis”, a annoncé la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué. Joint par l’AFP, un responsable de cet ancien fleuron de l’industrie musicale française a confirmé la fermeture prochaine des ateliers, dont l’activité s’était considérablement réduite ces dernières années.

Fin de partition pour les prestigieux pianos Pleyel – 13/11

La Tribune

Pleyel, la “Ferrari du piano”, va cesser sa production

 Les prestigieux pianos Pleyel ne ne seront bientôt plus fabriqués après la fermeture annoncée en fin d’année de la manufacture de Saint-Denis

Une page se tourne. Chopin, Liszt, Debussy, Saint-Saëns… les compositeurs les plus prestigieux ont joué leurs plus belles partitions sur les célèbres pianos Pleyel. Mais la manufacture de Saint-Denis doit fermer ses portes, 200 ans après la création de la marque, comme l’a confirmé son président Bernard Roques dans un communiqué:

“L’entreprise Pleyel confirme la fermeture de l’atelier de production de Saint-Denis, qui emploie 14 salariés, compte tenu de la situation de pertes récurrentes et du très faible niveau d’activité” (…) “Une première solution permettant d’assurer la poursuite d’une certaine partie de la production n’a pas abouti. Compte tenu du niveau des stocks des produits finis, le maintien de l’activité commerciale est assuré. Des solutions alternatives seront recherchées”.

Pleyel n’a pas résisté à la concurrence étrangère

Fondée en 1807, la société Pleyel n’a pas pu résister à la concurrence, notamment venue de Chine et de Corée du Sud, en dépit d’un recentrage stratégique opéré en 2007 vers le piano haut de gamme.

La manufacture Pleyel de Saint-Denis avait ouvert ses portes en 1865, dans un vaste atelier de 50.000 m2. En 1961, la production avait été délocalisée en Allemagne, puis rapatriée en France, à Alès, dans le Gard, de 1996 à 2007.

Le groupe était ensuite revenu s’implanter à Saint-Denis, au nord de Paris, à l’occasion du bicentenaire de la marque. Le nouvel atelier était tourné vers le luxe (pianos à queue, de designers, d’artistes, commandes spéciales…) et fabriquait également des meubles design.

Conséquence de ce repositionnement: la société ne produisait plus ces dernières années que deux pianos par mois, contre près de 140 au début des années 2000.

250.000 pianos fabriqués en deux siècles

La disparition de ce fleuron musical français, qui a conçu et fabriqué durant deux siècles près de 250.000 pianos et acquis une réputation internationale, sonne le glas d’une longue tradition manufacturière française dans le domaine musical.

“Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l’oeuvre dans le secteur des métiers d’art“, estime la Confédération française des métiers d’art (CFMA).

De son côté, la présidente du Conservatoire international de musique de Paris, Françoise Levéchin, évoque “une grande catastrophe pour l’école du piano français“. “C’est impensable qu’on ne puisse pas la soutenir, qu’on ne puisse pas sauver cette maison très ancienne qui est une grande manufacture française et qui fait partie de l’histoire du piano“, déplore-t-elle.

“Un savoir-faire exceptionnel français”

Un appel a toutefois été lancé par le président des pianos Klein, autre fabriquant historique de pianos en France. Celui-ci indique ainsi dans un communiqué la nécessité de “préserver le savoir-faire exceptionnel français dans la conception de pianos de qualité, facteur de rayonnement culturel essentiel pour la France à l’étranger“.

La construction d’un piano Pleyel nécessite 5.000 pièces, entre 500 et 1.500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs…), rappelle en outre le constructeur sur son site.

 

 RTBF

Fin de partition pour les prestigieux pianos Pleyel

MUSIQUE | mardi 12 novembre 2013 à 18h53

Chopin, Liszt, Debussy ou encore Saint-Saëns y ont joué leurs plus belles partitions: les prestigieux pianos Pleyel ne sortiront bientôt plus de la manufacture de Saint-Denis, qui fermera ses portes en fin d’année, 200 ans après la création de la marque.

La société Pleyel, fondée en 1807, n’a pas pu résister à la concurrence venue de Chine et de Corée du Sud, en dépit d’un recentrage stratégique opéré en 2007 vers le piano haut de gamme.

Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux ateliers Pleyel ont annoncé l’arrêt de l’activité du site de Saint-Denis“, a indiqué la Confédération française des métiers d’art (CFMA) dans un communiqué.

Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l’année“, a confirmé un responsable de l’entreprise, qui a souhaité rester anonyme. “Je fais partie des gens qu’on remercie, on est 14 dans la même galère“, a ajouté ce salarié, au sujet de ce plan de licenciement collectif dévoilé fin octobre par la direction.

Interrogée par l’AFP, la direction de Pleyel international n’a pas souhaité commenter cette cessation d’activité, se contentant de préciser qu’un communiqué de presse serait “diffusé d’ici la fin de semaine“.

La manufacture Pleyel de Saint-Denis avait ouvert ses portes en 1865, dans un vaste atelier de 50.000 m2. En 1961, la production avait été délocalisée en Allemagne, puis rapatriée en France, à Alès (Gard), de 1996 à 2007.

 Les Echos

 

Conso et Santé

Les pianos Pleyel plaquent leur dernier accord

Par Valérie Leboucq | 13/11 | 06:00

Coïncidence. Alors que la prestigieuse salle Pleyel s’apprête à céder la place à la nouvelle Philharmonie de la Cité de la musique et n’accueillera plus désormais que des concerts de jazz et de variété, la manufacture de pianos du même nom vit, elle, ses derniers jours. L’atelier de Seine-Saint-Denis où ne travaillaient plus qu’une quinzaine d’artisans, fermera définitivement ses portes d’ici à la fin de l’année, a confirmé hier à l’Agence France-Presse, la Confédération française des métiers d’art.

Il y a un an, son propriétaire, Hubert Martigny, le cofondateur du groupe d’ingénierie Altran, à l’origine de la renaissance de la salle de concerts, s’était dit en quête d’un repreneur pour la manufacture de pianos. La plus ancienne encore en activité dans le monde depuis sa création par le compositeur Ignace Pleyel en 1809.

Concurrence asiatique

Loin d’avoir été un long fleuve tranquille, son histoire est émaillée de drames (guerres mondiales) et d’accidents (incendies) jusqu’aux années 1960 où vont commencer à se faire sentir les effets redoutables de la concurrence asiatique. Repris par Gaveau (comme Erard), Pleyel établira même un temps ses pénates à Alès grâce aux subventions de Charbonnages de France ! Après un intermède italien, la manufacture retrouve la région parisienne en 1998, avec Hubert Martigny qui la repositionne sur le haut de gamme et relance même la production de pianos à queue. Cette renaissance ne convaincra jamais, toutefois, les concertistes de changer de clavier et d’abandonner les touches de son grand rival américain Steinway.

Pour survivre, Pleyel se lance alors dans le sur-mesure et renoue avec la haute facture instrumentale. La marque fait travailler des designers de renom, Andrée Putman, Hilton McConnico, Marco Del Rey, qui signent des pièces d’exception destinées à des amateurs fortunés, qui n’hésitent pas à mettre sur la table des dizaines (voire centaines) de milliers d’euros. La maison renoue ainsi avec la grande tradition des arts décoratifs de l’entre-deux-guerre. Elle cherche aussi à mettre son savoir d’ébéniste au service de grandes marques de luxe comme Hermès, pour laquelle sera réalisé du mobilier de boutiques.

Situé à deux pas du Stade de France, l’atelier combine artisanat d’art et technologie dernier cri avec une machine à commande numérique cinq axes qui permet de « ciseler » certaines pièces comme les « ceintures » des pianos. Les ventes ne suivent pas. Le chiffre d’affaires, qui ne dépasse pas 1,5 million d’euros, ne laisse pas espérer de redressement. De Pleyel il ne restera finalement que le redouté carrefour routier auquel la manufacture avait donné son nom.

 

FranceTVinfo

 

 

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